Par Benoît Doneaud, Etudiant en droit (3èmede licence dominante droit public, université Paris II Panthéon-Assas), réserviste dans
la Marine, dans la quelle il a servi pendant 4 ans dans une compagnie de fusiliers-marins, il est cette année instructeur pour une préparation militaire marine à Paris. Auditeur jeune auprès de
l’IHEDN, il est aussi membre de plusieurs associations de défense
Presque dix ans après la suspension du service national, les craintes des détracteurs à cette décision se révèlent être infondées. Non l’enseignement de l’esprit de défense, le lien armée-nation
et le rayonnement de nos armées ne sont pas « mort » ! Tout cela a évolué.
A l’heure, où à travers nos médias , la question de notre politique de Défense reste une question récurrente, il est pertinent de faire un point de situation.
Notre chef de l’Etat a officiellement présenté le 17 juin 2008 la publication d’un nouveau Livre Blanc sur la Défense et la sécurité nationale chargé de donner aux deux prochains projet de loi de
programmation militaire les futures orientations de défense en réponse aux enjeux et engagements nationaux et internationaux de la France.
A ce sujet in est à noter que le premier volet d’application de ces orientations a commencé cette année avec le lancement de la loi de programmation militaire 2009-2014 et déjà on entend dans le
grand public des questions d’ordre général : « Faut-il que la France reste en Afghanistant », « Faut-il à la France un deuxième porte-avion ? », « Pourquoi
sommes-nous en Côte d’Ivoire ? »
Il apparait donc clair à travers l’énumération de ces exemples que la France ne peux se passer de politique de Défense. Mais quelle est-elle ? Alors que nous sommes à une année charnière de
redéfinition de celle-ci et de nouvelles applications, il nous a paru pertinent de vous présenter, dans cette nouvelle parution, les différentes missions dans laquelle la France était engagé et à
quel niveaux, sur l’ensemble du globe afin que vous puissiez vous rendre compte de l’importance que représente la France sur la scène internationale à travers sa présence militaire et son
influence diplomatique.
La France est présente dans plusieurs missions que les spécialistes civils et militaires dénomment Opérations Extérieures, les fameuses « OPEX ».
En Afghanistan
Environ 3400 militaires français sont présents en Afghanistan, au Tadjikistan, au Kirghizstan et en océan Indien, dans le cadre des opérations de la Force internationale d'assistance à la
sécurité (FIAS) de l'OTAN et de l'opération Enduring Freedom (OEF). Parmi eux, 2800 militaires français sont engagés sur le territoire afghan. Un effort significatif est engagé pour la formation
de l’armée nationale afghane avec 350 militaires, soit chargés de la formation des officiers afghans (Epidote) et des forces spéciales (Commando School) ou soit intégrés dans des unités afghanes
(OMLT).
Le regional command capital à Kaboul
Le RC-C est formé de trois groupements tactiques (français, turc, italien). Le bataillon italien est en charge du secteur Ouest de la zone, le bataillon turc du secteur Sud. Le secteur Nord est
dévolu au bataillon français.
Le 6 août 2008, le général français Michel Stollsteiner a succédé au général italien Federico Bonato à la tête du Regional Command Capital (RC-C) Kaboul, l’un des cinq commandements régionaux de
la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) de l’OTAN en Afghanistan.
La France prend le commandement du RC-C pour la deuxième fois, une responsabilité assurée à tour de rôle par la France, la Turquie et l’Italie. Elle avait déjà pris le commandement du RC-C
d’avril 2006 à août 2007.
Ce commandement est accompagné par la prise de contrôle d’une zone supplémentaire, le secteur Est du RC-C dit Combined Joint Operational Area (CJOA) qui couvre le district de
Surobi.
La France a donc renforcé son dispositif en RC-C d’environ 400 militaires pour assurer ses missions sur l’ensemble des zones qui lui sont attribuées, assurer le commandement du RC-C et la
coordination de l’action des contingents italiens et turcs déployés dans la zone.
Le contingent français a également réorganisé sa composante soutien et commandement pour prendre en compte les différentes emprises sur lesquelles les forces françaises sont désormais déployées
en Afghanistan (RC-C / Kaboul, RC-C / Surobi, RC-Est / Kapisa, RC-Sud / Kandahar et prochainement RC-Sud / Oruzgan).
Un bataillon de commandement et de soutien (BCS) a été créé. Il coordonne la logistique au profit des unités françaises déployées sur le théâtre et intègre également le détachement santé du RC-C.
Le contingent français du RC-C, environ 1 400 hommes, comprend :
- l’état-major du RC-C, commandé par le général Stollsteiner, qui coordonne les actions des contingents français, turc et italien, et planifie le transfert des responsabilités de
sécurité de la ville de Kaboul aux forces de sécurité afghanes. Il compte environ 75 militaires français.
- le bataillon français (BATFRA) conduit des opérations de stabilité et de sécurisation dans les zones qui lui sont attribuées. Les unités du BATFRA mènent des actions à la fois
préventives et dissuasives. Elles effectuent des patrouilles quotidiennes, à pied et en véhicule, au contact de la population afghane, tiennent des check-points en liaison avec la police afghane,
assurent la surveillance des abords des points sensibles tel que l’aéroport. Le BATFRA contribue également à la sécurité de la population par la récupération et la destruction de munitions non
explosées, tels que des obus ou des mines. Le BATFRA compte près de 800 militaires.
- le bataillon de commandement et de soutien (BCS) coordonne et met en œuvre la chaîne logistique au profit du BATFRA et des unités françaises déployées hors de Kaboul (GTIA
Kapisa, OMLT). Le détachement santé qui arme le role 2 du RC-C est rattaché au BCS. Il délivre des soins chirurgicaux et médicaux aux troupes de la coalition, aux militaires afghans et à la
population afghane. Le BCS compte 500 militaires.
- le détachement hélicoptères est composé de 3 EC 725 Caracal de l’armée de l’air et 3 hélicoptères Gazelle "Viviane" de l'aviation légère de l'armée de terre.
Le groupement tactique interarmes Kapisa
Le 9 août 2008, le groupement tactique interarmes (GTIA) Kapisa a atteint sa pleine capacité opérationnelle (FOC : Full operational capability). Cela signifie qu’il est désormais considéré comme
pleinement opérationnel par le Commandement Régional Est (US) de l’ISAF et que les opérations de relève du dispositif américain pour les FOB (Forward operating base) de Nijrab et Tagab sont
terminées.
Il est placé sous le commandement du RC-Est, actuellement dirigé par le général américain Schloesser.
Environ 600 militaires français sont déployés en Kapisa où ils assurent des missions de contrôle de zone aux côtés de l’armée nationale afghane. Une centaine a intégré le BCS à Kaboul pour
assurer le soutien du GTIA.
Le GTIA est armé par le 27e Bataillon de chasseurs alpins, avec des blindés du 4e Régiment de chasseurs, une composante génie du 2e Régiment étranger de génie et une composante appui feu du 93e
Régiment d'artillerie de montagne. Il compte une composante de commandement, une composante d’appui (génie, appui feu, transmission, maintenance, santé etc.) et 2 sous GTIA infanterie blindée. Le
commandement du GTIA et un des sous-GTIA est positionné à Nijrab, le second sous GTIA est à Tagab.
La montée en puissance de l’armée nationale afghane
La France fournit un effort significatif pour la montée en puissance de l’armée nationale afghane avec 280 militaires soit chargés de la formation des officiers afghans, des forces spéciales ou
soit intégrés dans des unités afghanes (OMLT). Ils représentent environ 20% des effectifs français présents en Afghanistan, à travers trois dispositifs : Epidote, la Commando School et les OMLT.
L’opération EPIDOTE
Le détachement Epidote s’attache, depuis février 2003, à la formation des officiers.
Constitué de 35 militaires, il assure :
- l’assistance à la formation initiale des officiers (chef de section et commandant d’unité) et à celle des officiers d’état-major ;
- la formation spécialisée, assurée par des détachements d’instruction opérationnelle (DIO), dans les domaines du renseignement (3 à 4 stages par an) et de l’administration au profit des
officiers afghans.
Plus de 5000 officiers afghans ont été instruits depuis le début de l'opération.
En 2002, les militaires d'Epidote avaient formé trois des six premiers bataillons d’infanterie (instruction des officiers, des sous-officiers et des militaires du rang) des deux brigades légères
du Corps Central de Kaboul (CCK) .
La formation des forces spéciales afghanes
Il s’agit de former, avec des instructeurs afghans et américains, 6 bataillons (kandak) de forces spéciales afghanes.
Aux côtés d’une vingtaine d’instructeurs américains, vingt instructeurs français des forces spéciales ont d’abord formé une centaine de cadres afghans. La formation des Kandaks a débuté mi mai
avec des cycles d’instruction d’environ 3 mois, chaque cycle permettant de former 700 militaires afghans.
2 kandaks de forces spéciales afghanes ont été formés et un troisième est en cours de formation.
Les Operational Mentor and Liaison Teams
Ces équipes sont intégrées dans les unités opérationnelles de l'armée nationale afghane, qu'elles accompagnent et conseillent dans toutes leurs missions. Depuis août 2006, les équipes françaises
sont affectées au 201e corps, insérées à l'état-major du corps, à celui de sa 1ère brigade et aux kandaks (bataillons) qui la constituent.
La mission des OMLT est de :
-conseiller les militaires afghans pour développer l’instruction et l’entraînement ;
-conseiller les militaires afghans pour la planification puis la conduite de leurs opérations sur le terrain et mettre en œuvre à leur profit les appuis aériens et terrestres de la coalition
lorsque les conditions le réclament ;
-favoriser les liaisons entre l’ANA et l’ISAF afin de mener des actions coordonnées.
Les militaires français arment actuellement 6 OMLT dont 2 OMLT insérées dans des kandaks d’infanterie. Ils arment également depuis mi-janvier 2008 deux nouvelles OMLT, l’une pour un kandak appui
et l’autre pour un kandak logistique. De plus, en février 2008, les conseillers français ont repris l'intégralité de l'encadrement de l'état-major de la 1ère brigade, auparavant partagé avec les
Américains, et constituent désormais l'OMLT commandement (interarmées).
Par ailleurs, la France a déployé une OMLT (Operationnal Mentor and Liaison Team) supplémentaire en Afghanistan. Cette nouvelle équipe a atteint sa pleine capacité opérationnelle le 20 août 2008.
Elle est rattachée au contingent néerlandais déployé dans la province d’Oruzgan dans le commandement régional Sud.
Le soutien aérien
Depuis octobre 2001, la France apporte un soutien aérien aux opérations OEF puis FIAS. Ce soutien s’applique dans les domaines de l’appui des troupes au sol, du renseignement, du transport et du
ravitaillement.
Il s’exerce de manière permanente depuis Kandahar (Afghanistan), Douchanbé (Tadjiskistan) et Manas (Kirghizistan). En quatre occasions, il a été renforcé par le groupe aérien mis en œuvre depuis
le porte-avions Charles de Gaulle navigant dans le nord de l’océan Indien.
Les 6 avions de combat qui opéraient depuis Douchanbé au Tadjikistan, ont été redéployés sur la base OTAN de Kandahar en Afghanistan en septembre et octobre 2007. 170 militaires français sont
actuellement déployés à Kandahar.
Pour le transport, deux C160 œuvrent depuis Douchanbé pour les manœuvres tactiques et logistiques intra-théâtres. Ils contribuent à la mobilité tactique des forces de la coalition et mènent des
actions humanitaires. 175 militaires français sont actuellement basés à Douchanbé.
Pour le ravitaillement, un C135 basé à Manas ravitaille les aéronefs français et étrangers (Rafale, Super Etendard, F18, F16, A10, EA6B, GR7).
De mi-mars à mi-avril 2007, ces moyens aériens ont été renforcés par 28 Rafale et Super Etendard catapultés par le porte-avions. Depuis cette plate-forme, des avions de guet aérien Hawkeye ont
participé à la coordination tactique des opérations aériennes dans le ciel afghan.
Les Task Force 150 et 57
La composante marine de l'opération Enduring Freedom (TF 150 et TF 57) a pour mission de contrôler l'espace aéro-maritime du nord de l'Océan Indien (Mer Rouge, Mer d'Oman, Mer d'Arabie),
d'empêcher le mouvement de terroristes de la zone Afghanistan vers la péninsule arabique ou la corne de l'Afrique, de lutter contre les trafics illicites (armes, drogues), contre la piraterie et
le brigandage, de protéger les installations pétrolières en mer.
Le 3 juin 2008, le commodore Robert Davidson de la Marine canadienne a pris le commandement de la Task Force 150 (TF 150) en remplacement du contre-amiral français Jean-Louis Kérignard.
Depuis sa création, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, la France a pris cinq fois le commandement de la TF150, conduisant ainsi une action permanente et soutenue contre le
terrorisme.
En permanence, 2 bâtiments français agissent au sein de la TF 150. La France participe également à la TF 57 avec un aéronef Atlantique 2 basé à Djibouti.
Au Liban
La France est le deuxième contributeur en troupes de la FINUL avec environ 1900 soldats. Plus d’une centaine sont affectés dans les états-majors, de la FINUL à Naqoura, et du secteur ouest
italien à At Tiri, environ 1 300 arment le GTIA (Groupement tactique interarmées) avec une double mission de QRF et de contrôle de zone, et environ 400 la TF 448. Les militaires français au Liban
sont déployés dans le cadre de l’opération DAMAN, participation française à la FINUL. Le REPFRANCE, représentant des éléments français, est le général Olivier de Bavinchove qui est aussi le chef
d'état-major de la FINUL.
LE GROUPEMENT TACTIQUE INTERARMES (GTIA)
Le GTIA, commandé par le colonel Gaulin, compte environ 1300 personnels, ainsi que 35 AMX 10 P, 13 chars Leclerc, une section de 4 canons 155 mm AUF1, 3 radars Cobras et 6 postes Mistral.
Composition du GTIA
Le GTIA est un ensemble cohérent dont la composition a été déterminée en vue de répondre aux exigences du théâtre et de la mission.
Le GTIA est principalement armé par des unités de la 1ère brigade mécanisée de Châlons-en-Champagne.
Les principaux régiments déployés sont le 1er régiment de tirailleurs d'Epinal qui arme l’état-major et les compagnies d’infanterie, le 501-503e régiment de chars de combat de Mourmelon qui arme
l’escadron de chars Leclerc, le 3ème régiment du génie de Charleville-Mézières qui arme la compagnie de combat du génie, le 42ème régiment de transmissions de Laval, le 40ème régiment
d’artillerie de Suippes, le 402ème régiment d’artillerie de Châlons-en Champagne, le 12ème régiment d'artillerie d'Haguenau, le 121ème régiment du train de Montlhery, le 8ème régiment du matériel
de Mourmelon. Ils arment le 8ème mandat de l’opération Daman.
Missions du GTIA
Les différentes unités composant le GTIA ont été mises en alerte le 29 août 2006. Moins d'un mois plus tard, le 27 septembre, le GTIA au complet était déployé dans sa zone d'action et en prenait
la responsabilité opérationnelle. Il recevait simultanément la mission d'effectuer des patrouilles blindées avec les chars Leclerc, le long de la Ligne Bleue sur l'ensemble de la zone de la
FINUL.
Dans l'intervalle, après une courte période de préparation de 10 jours, il a été projeté par voie maritime pour les matériels et voie aérienne pour le personnel. Il a achevé sa préparation
opérationnelle et s'est mis aux normes ONU à Beyrouth pendant une semaine puis, il s'est déployé dans sa zone d'opérations en relevant le bataillon ghanéen.
Ce déploiement rapide, de moyens puissants et polyvalents, a contribué à la réalisation de la phase 1 de la FINUL qui s'est concrétisée par le retrait des dernières unités israéliennes du
Sud-Liban au début du mois d'octobre.
Tout en remplissant sa mission, le GTIA a profité du mois d'octobre pour améliorer son installation, la protection des implantations et sa connaissance de la zone d'action.
Le 1er novembre, le GTIA a relevé l'ancienne force de réaction rapide de la FINUL et depuis, il assume en parallèle deux missions :
- la mission de QRF (force de réaction rapide). Cette force est articulée autour de l'escadron de chars Leclerc et des moyens d'appui artillerie. Elle agit directement sous les
ordres du général commandant la FINUL. Elle peut intervenir dans l'ensemble de la zone d'opérations de la FINUL.
- La mission de surveillance de l'application de la résolution 1701 de l'ONU dans une zone qui s'étend des rives du Litani jusqu'à la Ligne Bleue et qui comprend notamment les
localités de Dayr-Kifa, Khirbat Selim, Tibnin, At Tiri et Bint-Jubayl. Pour cette mission, il est placé sous le commandement de l'état-major du secteur ouest stationné à Tibnin commandé par un
général italien.
Le GTIA mène aussi des actions au profit de la population libanaise : dépollution, aide médicale, projets ciblés de reconstruction...
Il évolue dans un cadre multinational très marqué et se coordonne avec les unités voisines de la FINUL : italiennes, ghanéennes, belges, indonésiennes et népalaises.
Conformément à l'esprit de la résolution 1701, les contacts avec l'armée libanaise sont quotidiens, notamment avec la 11e brigade mécanisée libanaise qui partage une partie de sa zone avec le
GTIA.
LA COMPOSANTE MARITIME
La TF 448 est la composante maritime de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Elle agit au large des côtes libanaises conformément aux résolutions 1701, 1773 et 1832 du Conseil
de sécurité de l’ONU. Son mandat consiste à aider les autorités libanaises à contrôler les flux maritimes, à veiller à ce qu’aucune livraison illégale d’armes ne parvienne par mer sur le sol
libanais, à fournir une capacité d’évacuation de ressortissants et à former la marine libanaise pour qu’elle puisse, à terme, assurer toutes ses missions de souveraineté.
L’Euromarfor, force maritime européenne, en a pris le commandement le 1er mars 2008, succédant à l’Allemagne qui dirigeait la FINUL maritime depuis sa mise en place octobre 2006. L’Italie en a
assuré le commandement pour les six premiers mois, la France lui succède jusqu’au 1er mars 2009.
Le 15 novembre 2008, le contre-amiral français Jean- Louis Kérignard a pris le commandement le TF 448. Il succède au contre-amiral français Alain Hinden, qui avait remplacé le contre amiral
italien Ruggiero di Biase à la tête de la TF 448 le 1er septembre 2008. C’est la première fois que l’Euromarfor, force navale créée en 1995, opère sous mandat des Nations Unies.
L’Euromarfor contribue à la TF 448 avec deux bâtiments français dont un qui embarque le commandant de la TF et son état-major, 1 corvette italienne et 1 corvette espagnole. L’Allemagne, la Grèce,
la Turquie et la Belgique complètent le dispositif maritime de la FINUL, qui compte au total une dizaine de navires.
LE 420e DETACHEMENT DE SOUTIEN (DETSOUT)
Après près de 29 ans de présence au Liban, le 420e détachement de soutien logistique (420e DSL), stationné à Naqoura au Sud-Liban, a été dissout le 10 novembre 2007.
Le vendredi 09 novembre 2007, une cérémonie a eu lieu pour marquer le transfert de la garde du QG de la FINUL à un contingent italien ainsi que la dissolution du 420e DSL qui avait assuré cette
tâche depuis 1978.
Au Kosovo
Au Kosovo, la France est un contributeur majeur de la KFOR (forces au Kosovo) avec 1800 hommes, soit le 3ème contingent en effectifs après l'Allemagne et l'Italie. Les Forces françaises sont
déployées principalement au sein de la MNTF-N (Task Force multinationale Nord).
La KFOR est la deuxième plus importante opération de l'OTAN après l'Afghanistan.
La KFOR
La KFOR a pour mandat principal d'assurer un environnement sécurisé permettant à la mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), à la mission d'Etat de droit de
l'Union Européenne (EULEX), aux organisations internationales et aux institutions provisoires, de mener à bien leur action. Organisée en cinq Task forces, la KFOR est placée sous le commandement
de l'OTAN et compte environ 16 000 militaires issus de 42 nations.
Elle est organisée depuis 2006 en 5 Task Forces multinationales (MNTF). Cette organisation permet une réactivité et une flexibilité accrues face à toute dégradation de la situation sécuritaire.
Les Etats-Unis commandent la MNTF - Est, la Suède la MNTF- Centre, l'Allemagne MNTF - Sud, l'Italie la MNTF- Ouest et la France a conservé la région Nord avec la MNTF-Nord.
Depuis le 29 août 2008, la KFOR est commandée par le général italien Giuseppe Emilio Gay qui succède au général de corps d'armée français Xavier Bout de Marnhac.
La MNTF-N
Avec la task force multinationale Nord (MNTF-Nord), la France a la responsabilité de la zone septentrionale du Kosovo. Les installations militaires de la MNTF-Nord sont situées à Novo Selo,
Mitrovica et Leposavic.
Ses missions principales sont d'assurer un environnement sûr et sécurisé et de garantir la liberté de circulation pour tous les kosovars, de soutenir la MINUK et EULEX afin de faciliter ses
missions de maintien de la paix et de stabilisation et enfin de favoriser le transfert progressif de responsabilité aux institutions locales.
Chaque jour, la MNTF-Nord oeuvre en coopération avec la police de la MINUK, d'EULEX et la police locale, notamment au travers de patrouilles à pied et motorisées et de check points temporaires.
Placée sous les ordres du général Philippe Bras depuis le 30 janvier 2009, la TFMN-N compte environ 3000 militaires (dont 1800 français) de 11 nationalités différentes (France, Danemark, Grèce,
Maroc, Belgique, Grande-Bretagne, Portugal, Slovénie, Hongrie, Espagne et Estonie). Elle est constituée de cinq bataillons, dont un français, un danois, un grec et 2 bataillons multinationaux
sous commandement français.
L’état-major de la Task Force Nord est armé par la 1ère brigade mécanisée de Châlons-en-Champagne et la brigade franco-allemande basée en Allemagne.
Les unités françaises qui arment le bataillon français proviennent essentiellement du 3ème régiment de hussards de Immendingen, du 110ème régiment d'infanterie de Donaueschingen et du 1er
régiment de tirailleurs d'Epinal et 601ème régiment de circulation routière d'Arras.
Des éléments du service de santé et du service des essences des armées renforcent ce dispositif.
EULEX
La mission d'Etat de droit de l'Union Européenne (EULEX) est une mission civile s'inscrivant dans le cadre de la résolution 1244. Elle est opérationnelle depuis décembre 2008 et se voit
transférer progressivement les responsabilités de la MINUK.
EULEX Kosovo prend en charge le soutien, l'encadrement, le suivi et le conseil des autorités locales dans les domaines de la police, de la justice et des douanes.
2300 personnes sont déployées au titre de la mission EULEX Kosovo dont 145 militaires français.
Au Tchad
Dans le cadre de l’opération Epervier, les forces françaises au Tchad assurent un ensemble de missions conformes à l’accord de coopération bilatérale signé entre la France et le Tchad. L’aide
fournie par les moyens français comprend un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport), une aide sanitaire et un appui en renseignement.
Les missions
Le dispositif français Epervier a été mis en place au Tchad en février 1986 afin de contribuer au rétablissement de la paix et au maintien de l’intégrité territoriale du Tchad.
Dans le cadre de l’accord de coopération signé entre la France et le Tchad, les éléments militaires français stationnés à N’djamena et à Abéché assurent deux missions principales.
-
ils garantissent la sécurité des ressortissants français expatriés au Tchad.
-
ils apportent également au gouvernement légal tchadien une aide et une coopération sur le plan de la formation militaire et du soutien technique. Ce soutien s’exprime dans les
domaines de la logistique, du renseignement et de la santé.
Par ailleurs, les missions de reconnaissance aérienne menées par les avions du dispositif Epervier participent à la sécurisation des camps de réfugiés au Tchad.
Soutien aux organisations internationales
Les éléments français au Tchad (EFT), apportent un soutien administratif et logistique aux militaires français déployés dans le cadre de Dorca. Dorca est le nom générique de l'opération française
engagée au profit des organisations internationales (ONU, OTAN, UE) qui soutiennent l'Union Africaine au Soudan. On peut donc trouver des soldats français de l’opération Dorca sous différents
mandats (UE, ONU, OTAN ou mandat national).
Les EFT fournissent également un soutien logistique au PC de secteur et aux observateurs mis en place à Abéché par l’Union Africaine dans le cadre de la commission du cessez-le-feu humanitaire au
Darfour. Ce soutien se matérialise notamment par un soutien pétrolier (1,2 millions d’euros), le transport aérien des contingents africains (sénégalais et gambiens), un appui à la planification
au sein de l’UA.
Le détachement EFT stationné à Abéché assure un soutien logistique payant aux ONG œuvrant au Darfour. Ce soutien peut consister à acheminer l’aide humanitaire au profit des ONG actives au Tchad
(transport d’importantes quantités d’aliments)
La base d’Abéché est mise à contribution dans le cadre de l’opération Dorca depuis juillet 2004.
Le dispositif Epervier
Le dispositif Epervier compte aujourd'hui 1100 militaires. Commandé par le colonel Christophe de Cugnac depuis le 31 juillet 2008, il comprend :
-
un état-major interarmées ;
-
un groupement tactique (une compagnie d’infanterie motorisée, un peloton blindé, trois compagnies Proterre, une unité de soutien logistique) ;
-
un détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT ) (3 hélicoptères Puma) ;
-
un groupement de l’armée de l’air (six appareils Mirage F1, un appareil de ravitaillement en vol C-135, trois appareils de transport C-160).
Il est ponctuellement renforcé par un Atlantique II de la marine nationale.
Le dispositif français au Tchad est adossé sur deux bases principales :
EUROFOR en RCA
C’est le 28 janvier 2008 que l’Union Européenne a décidé de lancer cette opération militaire de transition dans l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, conformément au
mandat figurant dans la résolution 1778 (2007) du Conseil de Sécurité de l’ONU.
L’opération EUFOR Tchad/RCA a atteint sa capacité opérationnelle initiale (COI) le 15 mars 2008. Son déploiement s’est poursuivit de façon croissante et continue jusqu’à atteindre sa pleine
capacité opérationnelle (FOC) le 15 septembre 2008. Désormais pleinement déployée et avec les ressources et moyens nécessaires, l’opération compte près de 3400 soldats issus de 25 nations
européennes. Le déploiement comprend un Etat-major arrière à N’Djaména, un Etat-major à Abéché et trois bataillons multinationaux stationnés dans les régions de l’est tchadien respectivement à
Iriba (nord), Forchana (centre) et Goz Beïda (sud), ainsi qu’un détachement à Birao (République centrafricaine).
Contributions françaises à l’opération EUFOR Tchad / RCA
14 nations ont annoncé leur participation à la force. La France fournit un des trois bataillons de manoeuvre prévus, des moyens de transmissions, de logistique et de commandement ainsi que le
noyau clé de l’état-major de la force, qui est installé au Tchad, et de l’état-major de l’opération en France. Elle fournit par ailleurs 4 hélicoptères d’attaque et 4 hélicoptères de manœuvre
dont un d’évacuation sanitaire. Au total, 2 100 français seront déployés dans le cadre de l’opération EUFOR Tchad / RCA.
La France a activé son OHQ européen d’où le général Nash dirige l’état-major de niveau stratégique de l’opération. L’OHQ est une structure entièrement dédiée, située au Mont Valérien près de
Paris, il est armé par environ 130 personnes venant de 21 pays européens.
Les missions de la force européenne
EUFOR Tchad/RCA est une opération militaire de transition d’un an, étroitement coordonnée avec la présence multidimensionnelle des Nations-Unies dans l’est Tchadien et le nord-est de la
République centrafricaine, afin d’améliorer la sécurité dans ces régions. La mission de l’UE a plus particulièrement les objectifs suivants :
- Contribuer à la protection des civils en danger, en particulier les réfugiés et les personnes déplacées,
- Faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et la libre circulation du personnel humanitaire en contribuant à améliorer la sécurité dans la zone d'opérations,
- Contribuer à la protection du personnel, des locaux, des installations et du matériels des Nations-Unies et assurer la sécurité et la liberté de circulation de son propre personnel, du
personnel des Nations-Unies et du personnel associé.
L’opération EUFOR Tchad/RCA
Compte tenu de la situation sécuritaire sur le terrain, de l’étendue de la zone à couvrir, et des difficultés logistiques, cette opération a été et continue d’être un véritable défi pour l’UE.
L’action commune, adoptée par le Conseil de l’UE le 15 octobre 2007, a officiellement désigné le Général de corps d’armée Patrick NASH (Irlande) comme commandant de l’opération, et la Général de
brigade Jean-Philippe GANASCIA (France) comme commandant de la force.
EUFOR Tchad/RCA est à ce jour l’opération la plus multinationale et la plus importante de l’UE en Afrique. Sa présence sur le terrain a nécessité, au coeur de l’Afrique dans une zone d’opérations
vaste comme quasiment la moitié de la France et inhospitalière, un déploiement logistique sans précédent. La construction des différents camps, dans une zone désertique, a nécessité un très
important travail d’infrastructure.
L’opération militaire de transition a créé une dynamique positive que la résolution 1834 (2008) du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée le 24 septembre 2008, poursuit. En effet, avec cette
résolution, le Conseil de Sécurité a déclaré son intention de mettre en place une force qui prendra la relève de l’EUFOR, le 15 mars prochain.
La lutte contre la piraterie
L’action de la France en matière de lutte contre la piraterie se décline en deux volets, l’un diplomatique et juridique, l’autre militaire.
- Le 2 juin 2008, la France est à l’origine, avec les Etats-Unis, de l’adoption de la résolution 1816 au Conseil de sécurité de l’ONU qui permet aux Etats d’agir contre la piraterie dans les eaux
territoriales somaliennes.
- Le 15 septembre 2008, à l’initiative de la France et de l’Espagne, le Conseil européen décide la création d’une cellule de coordination de lutte contre la piraterie maritime. Elle est chargée
d’une part de coordonner les moyens que les Etats membres mettent en place dans le golfe d’Aden, dans le cadre de missions nationales, pour lutter contre la piraterie maritime et d’autre part
d’informer les armateurs européens des éventuels dispositifs déployés.
- Le 7 octobre 2008, la France et les Etats-Unis sont à l’origine de la résolution 1838 qui renforce la résolution du 2 juin et appelle tous les Etats à agis contre la piraterie au large des
côtes somaliennes.
- Le 10 novembre 2008, le Conseil européen adopte l’action commune qui prépare le lancement de l’opération EUNAVFOR Somalie / ATALANTE.
- La dissuasion : la France maintient depuis plusieurs décennies une présence militaire en océan Indien et notamment dans le golfe d’Aden. 2 bâtiments français, une frégate et un
aviso, et un avion de patrouille maritime, ATL2, sont déployés dans le golfe d’Aden où ils opèrent soit dans un cadre national, soit dans le cadre multinational de la TF 150 et de la TF 57. Ces
dernières sont les composantes maritime et de patrouille aérienne maritime de l’opération Enduring Freedom, chargées de dissuader et d’empêcher les trafics d’armes et les mouvements terroristes,
avec pour la partie navale environ 8 bâtiments dont une contribution américaine systématique et des contributions régulières des alliés de la coalition, notamment l’Allemagne, le Canada, la
France, la Grande-Bretagne et le Pakistan. La France a notamment commandé à 5 reprises, entre 2003 et 2008, la TF 150. Les 2 bâtiments français et l’ATL2 sont sous le contrôle opérationnel
d’ALINDIEN (amiral en charge de la zone océan Indien) qui dispose par ailleurs d’un bâtiment de commandement, de 2 frégates de surveillance et de leur Panther, et de commandos marine.
- La prévention : depuis décembre 2001, la France a mis en place le protocole de contrôle naval volontaire (CNV) établi entre la marine nationale et les armateurs. Tout navire
français ayant souscrit au CNV et transitant dans la zone couverte par le protocole (mer Rouge, golfe d’Aden, golfe d’Oman, golfe arabo-persique, Nord de l’océan Indien jusqu’à la mer de Chine,
notamment le détroit de Malacca) reçoit des informations sécuritaires relatives au théâtre ainsi que des recommandations liées aux menaces éventuelles. Les armateurs s’engagent de leur côté à
communiquer la position de leur navire toutes les 12 heures, et à rapporter toute observation utile concernant des activités suspectes. Les navires disposent d’une ligne de communication directe
vers ALINDIEN et ALPACI (amiral en charge de la zone Pacifique) pour donner l’alerte lorsqu’ils sont en situation de détresse.
- La protection : la France peut déployer un dispositif ponctuel d’accompagnement ou de protection pour des navires vulnérables. Ce fut le cas par exemple pour les navires du
Programme alimentaire mondial (PAM) : la France a mis en place le premier dispositif d’accompagnement de ces navires chargés d’acheminer du fret humanitaire vers la Somalie, de novembre 2007 à
janvier 2008. Ce fut également le cas pour le pétrolier Samco, victime d’une collision en décembre 2007 et immobilisé plusieurs jours en mer. Enfin la France a décidé de mettre en place un
dispositif naval d’accompagnement de navires marchands pour la traversée du golfe d’Aden. La France détache un des deux bâtiments déployés au sein de la TF 150 pour la conduite de cette mission.
Depuis le mois de septembre, les bâtiments français ont déjà accompagnés 20 navires battant pavillon européen ou ayant un armateur européen.
- L’intervention : chaque fois qu’un navire français est piraté ou que des ressortissants français sont victimes d’un acte de piraterie, la France met en place des moyens
militaires en mesure de conduire des actions de vive force si la situation le nécessite. Les navires de plaisance Ponant et Carré d’As, piratés les 7 avril et 2 septembre 2008 dans le golfe
d’Aden, ont ainsi fait l’objet d’une intervention des forces françaises qui ont permis, à chaque fois, la libération des otages sains et saufs, et la neutralisation des pirates. Le 23 octobre
2008, un bâtiment français a intercepté au large des côtes somaliennes une embarcation avec à son bord 9 pirates somaliens qui ont été remis aux autorités somaliennes du Puntland.
Les actions de lutte contre la piraterie
Depuis le 8 décembre 2008, la France participe à l’opération européenne Atalante avec le déploiement permanent d’une frégate pendant toute la durée de l’opération et la participation ponctuelle
d’un avion de patrouille maritime, ATL 2, basé à Djibouti.
La France propose également un soutien logistique à l’opération avec son dispositif prépositionné à Djibouti. Les pays participant à l’opération peuvent s’appuyer sur les infrastructures
aéroportuaires de la base des FFDJ (forces française à Djibouti) qui fournit également un soutien santé avec un Rôle 3.
Préalablement au lancement de l’opération EUNAVFOR, une cellule de coordination européenne de lutte contre la piraterie maritime (EU NAVCO) avait été décidée par le conseil européen des affaires
générales et relations extérieures. Mise en place le 15 septembre 2008 à Bruxelles, cette cellule était chargée d’une part de coordonner les moyens que les Etats membres ont mis en place dans le
golfe d’Aden, dans le cadre de missions nationales, pour lutter contre la piraterie maritime et d’autre part d’informer les armateurs européens des éventuels dispositifs déployés.
Les activités menées par la cellule EU NAVCO ont pris fin avec le lancement de l’opération militaire EU NAVFOR Somalie – opération " ATALANTA ".
Dans le cadre d’EUNAVCO, la France avait assuré l’accompagnement d’une vingtaine de navires de commerce sur le transit du golfe d’Aden.
Ces accompagnements fixés par ALINDIEN ont été assurés par des bâtiments déployés en océan Indien.
L’aviso Commandant Birot a assuré une première mission d’accompagnement du 15 au 18 septembre avec un pétrolier français, l’Algavre.
Missions d’accompagnement réalisées :
- du 12 au 14 octobre : le navire de commerce sous armement allemand le Yangtze River sur le transit Ouest-Est
- du 15 au 17 octobre : le navire battant pavillon maltais, le MV Intrepid
- les 28 et 29 octobre : les navires Seahorse (pavillon Pays-Bas, armateur belge) et Neptune (pavillon Norvégien, armateur néerlandais), sur le transit Ouest-Est
- les 30 et 31 octobre : le navire New Century (pavillon des Iles Marshall, affrété par Total)
- les 21 et 22 novembre : le tanker Hellespont Credo (pavillon allemand) et le vraquier Pacific Chief (pavillon Antigua & Barbuda, armateur allemand)
- les 22 et 23 novembre, l’Eclipse (Compagnie maritime nantaise, affrété MINDEF)
- les 25 et 26 novembre : le navire Alizé (armateur Louis Dreyfus), et le navire de croisière Seabourn Spirit (armateur : Seabourn Cruise Line, pavillon Bahamas, 200 passagers dont 6 Français à
bord)
- les 27 et 28 novembre : le vraquier Senorita (pavillon norvégien)
- les 5 et 6 décembre : le Ponant, le Kronos (armateur grec) et le Pelagia (armateur néerlandais).
A l’été 2007, le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un appel, conjointement à l’Organisation internationale maritime (OMI), demandant une action internationale concertée pour mettre un
terme à la piraterie au large de la corne d’Afrique, dont les navires transportant de l’aide humanitaire à destination de la Somalie sont victimes.
La France y répond en proposant de déployer des moyens militaires afin d’assurer la protection des navires affrétés par le PAM qui délivrent l’aide humanitaire dont dépendent encore environ 2
millions de Somaliens. La France a assuré cette mission de novembre 2007 à février 2008, permettant au PAM d’acheminer 30 000 tonnes de vivres à Mogadiscio et Merka en Somalie. Plusieurs nations
se sont ensuite relayées pour assurer l’accompagnement des navires du PAM (Canada, Danemark, Pays-Bas).
A toute ces opérations s’ajoutent celle plus ponctuelle, c'est-à-dire qui ont répondu à un besoin urgent et limité dans le temps comme on a pu le voir en Asie du Sud, en Birmanie, en Bosnie, au
Congo, en Islande, au Pakistan.
Cette présentation ne prends pas en compte les autres type de mission que la France accomplit sur son territoire : force de souveraineté, force
de présence, missions intérieures et exercices interarmées, que je souhaite avoir le plaisir de vous présenter lors d’une prochaine publication !